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Côte d’Ivoire : les importations d’engrais ont atteint un niveau record en 2025

posté par Le Hub de la Finance Digitale , le 01 sept 2026
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En Côte d’Ivoire, comme dans la majorité des pays d’Afrique de l’Ouest, il n’y a pas encore de production primaire d’engrais chimique. Le pays doit recourir aux importations à la fois pour répondre à la demande domestique et pour alimenter les marchés de l’hinterland à travers les réexportations.

789 500 tonnes. C’est le volume d’engrais chimique importé par la Côte d’Ivoire en 2025, selon les données compilées par le Centre international de développement des engrais (IFDC) dans un rapport publié le 14 août 2026. Ce volume affiche une hausse de 38 % sur un an et constitue un nouveau record, dépassant largement le précédent pic de 613 527 tonnes enregistré en 2023.

Pour expliquer cette dynamique, l’IFDC met en avant la reprise de la demande dans un contexte de détente des prix internationaux des engrais depuis 2023, après le renchérissement exceptionnel enregistré en 2022. « Cette amélioration des conditions d’approvisionnement a permis aux importateurs de constituer d’importants stocks et de mieux répondre aux besoins du marché national », souligne le rapport.

Il convient de noter que la croissance des achats effectués sur le marché international tient principalement à la forte progression enregistrée au niveau de la consommation sur le marché domestique.

En effet, la consommation apparente d’engrais en Côte d’Ivoire a atteint 593 107 tonnes en 2025, en hausse de 41 % d’une année sur l’autre, alors que les volumes réexportés vers les pays de l’hinterland en l’occurrence le Mali et le Burkina Faso, ont chuté de 2 % pour s’établir à 207 791 tonnes.

Le cacao et le coton tirent la demande sur le marché intérieur

La progression de la consommation apparente s’explique notamment par le dynamisme de la demande dans deux des principales cultures d’exportation du pays, en l’occurrence le cacao et le coton. À eux deux, ces filières ont absorbé plus de 287 250 tonnes d’engrais, soit près de la moitié de la consommation apparente enregistrée en 2025.

La dynamique dans le cacao est favorisée par « la hausse du prix garanti du cacao, étant passé à 2 800 FCFA/kg en octobre 2025, contre 1 800 FCFA/kg en 2024. Cette amélioration substantielle a contribué à accroitre les revenus des producteurs et à favoriser davantage d’investissements dans l’utilisation des engrais », souligne l’IFDC.

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