Au Maroc, le secteur de la pêche est le plus développé en Afrique. Dans le pays, la majorité des prises de produits halieutiques réalisées chaque année proviennent de la pêche côtière et artisanale.
Au Maroc le volume total de produits halieutiques commercialisés provenant de la pêche côtière et artisanale s’est établi à 1,13 million de tonnes en 2025, selon les données compilées par l’Office national de la pêche (ONP). Le stock annoncé affiche une baisse de 15 % par rapport à celui enregistré un an plus tôt (1,33 million de tonnes).
D’après l’ONP, les débarquements de poissons pélagiques, qui comptent chaque année pour près de 80 % des stocks, se sont rétractés de 18 % pour s’établir à 909 750 tonnes. Parallèlement, les captures de céphalopodes et de crustacés commercialisés ont également reculé de 18 % et 6 % respectivement d’une année sur l’autre, pour tomber à 49 876 tonnes et 7 640 tonnes.
Alors que les autres catégories de produits halieutiques, comprenant notamment les poissons blancs, les coquillages et les algues, ont toutes enregistré une hausse de leurs prises, le gain de volume reste insuffisant pour faire pencher la balance.
Si, dans son rapport, l’ONP n’explique pas les raisons de cette situation, les contre‑performances de plusieurs ports marocains ouverts sur l’océan Atlantique, qui concentrent habituellement de gros volumes de produits halieutiques, peuvent être mises en cause. À titre d’exemple, le port de Dakhla a enregistré une chute de 29 % des volumes de débarquement. Il est suivi par Boujdour, où les débarquements ont reculé de 10 %, Agadir (‑13 %) ou encore Essaouira (‑32 %).
Globalement, la baisse des volumes de débarquements s’est également traduite par un recul des recettes de commercialisation, qui ont chuté de 4 % d’une année sur l’autre pour s’établir à 10,11 milliards de dirhams (1,09 milliard $) en 2025.