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Afrique digitale 2030 : Comment transformer l’IA en capital de confiance et de développement ?

posté par Le Hub de la Finance Digitale , le 08 jan 2026
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En clôture des Assises de la Transformation Digitale en Afrique (ATDA) 2025, le Lab Vision 2035 a donné la parole à celles et ceux qui assurent au quotidien la transformation numérique du continent : décideurs publics, DSI, entrepreneurs, intégrateurs et représentants d’ONG. À travers des ateliers collaboratifs et un dispositif interactif, une centaine de participants ont esquissé une perspective commune : à l’horizon 2030, l’Afrique sera jugée à sa capacité à conjuguer souveraineté et confiance numérique en intégrant l’impact concret de l’IA sur la vie des citoyens.
 

Un consensus fort s’est dégagé : le leadership numérique de l’Afrique prendra ses racines dans une vision proactive et une gouvernance responsable du numérique public. Les participants ont largement plébiscité la gouvernance des données, l’éthique de l’IA, la cybersécurité et la transparence démocratique comme critères décisifs. La question n’est plus de savoir s’il faut digitaliser l’administration africaine, mais comment en faire un levier de confiance, de justice et de performance durable.

Trois défis structurants devront être adressés d’ici 2030 :

Le premier est celui des infrastructures et des capacités de calcul souveraines. Les États devront investir dans des data centers résilients et sobres en énergie, tout en mutualisant à l’échelle régionale les plateformes de données d’entraînement de l’IA. Sans maîtrise des infrastructures, la promesse d’une IA « made in Africa » aura du mal à se concrétiser.

Le deuxième défi tient au capital humain et à la culture du changement. Les participants ont insisté sur l’urgence de former les agents publics, les décideurs et les jeunes talents aux usages de l’IA, à la cybersécurité et à la protection des données, mais aussi à la conduite du changement. Les programmes de déploiement des plateformes numériques du futur devront intégrer la résistance humaine, la corruption, les routines administratives et les peurs liées à l’automatisation.

Le troisième défi est celui de la confiance et de l’e-citoyenneté. Pour les participants du Lab, l’IA doit servir d’abord à rendre les services plus accessibles, plus simples et plus justes : identité numérique sécurisée, services publics en ligne, files d’attente réduites, parcours administratifs plus fluides. Elle doit aussi renforcer la participation citoyenne via des plateformes d’e-démocratie, de consultation et de reddition de comptes. En 2030, une administration « augmentée » sera jugée à sa capacité à donner aux citoyens le sentiment d’être écoutés, protégés et respectés.

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